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Oui, et les chiffres sont confortables. Sur les 863 prélèvements réalisés par l'ARS entre septembre 2025 et août 2026 sur le réseau qui alimente Lyon, 849 sont conformes sur toute la ligne. Les nitrates plafonnent à un dixième de la limite, l'eau est moyennement dure à 19,2 degrés français, et les PFAS s'y trouvent en quantité mesurable mais bien en dessous du seuil. Voici le détail, paramètre par paramètre, et la nuance réglementaire qui explique les quelques prélèvements signalés non conformes.
Toutes les valeurs de cette page viennent du contrôle sanitaire officiel réalisé par l'agence régionale de santé, diffusé en accès libre par le portail Hub'Eau du ministère de la Transition écologique. Nous avons retenu le réseau de distribution « Centre » de la Métropole de Lyon, référence 069000069, qui alimente Lyon et 31 communes voisines, sur la période du 1er septembre 2025 au 2 septembre 2026. Les analyses portent sur l'eau distribuée dans le réseau public et ne disent rien de l'état des canalisations à l'intérieur de votre immeuble.
Les valeurs mesurées sur douze mois
Le tableau donne, pour chaque paramètre, le nombre de mesures réalisées, la valeur médiane, la valeur la plus élevée relevée sur la période, et le seuil réglementaire correspondant.
| Paramètre | Mesures | Médiane | Maximum | Seuil |
|---|---|---|---|---|
| Nitrates | 456 | 5,4 mg/L | 26,5 mg/L | 50 mg/L |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 444 | 19,3 °f | 35,3 °f | aucun seuil sanitaire |
| Chlore libre | 863 | 0,08 mg/L | 0,79 mg/L | aucun seuil sanitaire |
| Escherichia coli | 862 | 0 | 0 | 0 pour 100 mL |
| pH | 863 | 7,4 | 7,9 | entre 6,5 et 9 |
| Conductivité | 861 | 403 µS/cm | 715 µS/cm | entre 200 et 1100 |
| Turbidité | 861 | 0,12 NFU | 5,6 NFU | 2 NFU |
| Total des pesticides analysés | 23 | 0 | 0,06 µg/L | 0,5 µg/L |
| Somme de 20 PFAS | 14 | 0,017 µg/L | 0,040 µg/L | 0,1 µg/L |
| Plomb | 11 | 0 | 0 | 10 µg/L |
| Nickel | 11 | 0 | 0 | 20 µg/L |
Une eau moyennement dure, à 19 degrés français
Avec un titre hydrotimétrique médian de 19,2 degrés français, l'eau lyonnaise est moyennement dure. Elle entartre, mais lentement. Concrètement, votre bouilloire blanchit au bout de quelques mois, la résistance du lave-linge s'entoure d'un dépôt à surveiller vers cinq ans, et la robinetterie garde des traces blanches si on ne l'essuie pas.
Cela ne justifie pas un adoucisseur, dont l'installation se rentabilise à partir de 30 degrés environ et qui ajoute du sodium à l'eau de boisson. Deux réglages suffisent. Sur le lave-vaisselle, indiquez une dureté de 20 degrés français, soit environ 11 degrés allemands si votre appareil utilise cette échelle. Sur la lessive, prenez le dosage « eau moyennement dure » du carton, celui du milieu, sans surdoser.
La dureté varie peu d'une commune à l'autre du réseau, entre 18 et 21 degrés selon l'endroit. Irigny, Saint-Genis-Laval et Saint-Fons sont les plus chargées, autour de 21 degrés. Rillieux-la-Pape et Tassin-la-Demi-Lune sont les plus douces, autour de 18.
La dureté dans votre commune
Choisissez votre commune pour obtenir sa dureté médiane, le nombre de mesures qui la fondent, et le réglage de lave-vaisselle correspondant.
Dureté de l'eau, commune par commune
Réseau Centre de la Métropole de Lyon, mesures du contrôle sanitaire de l'ARS entre septembre 2025 et septembre 2026.
Activez JavaScript pour utiliser ce sélecteur. Les valeurs par commune sont décrites dans le paragraphe ci-dessus.
Les nitrates restent dix fois sous la limite
456 mesures de nitrates ont été réalisées en douze mois, avec une médiane à 5,4 milligrammes par litre et un pic à 26,5. La limite réglementaire est de 50 milligrammes par litre, un seuil calibré sur le risque pour les nourrissons et les femmes enceintes, les publics les plus sensibles. Lyon n'en approche jamais.
Ce résultat tient à l'origine de l'eau. Lyon puise dans la nappe alluviale du Rhône, au champ captant de Crépieux-Charmy, protégé par des périmètres où l'activité agricole est encadrée. Les communes qui dépendent de petits captages ruraux affichent souvent des valeurs trois à quatre fois supérieures, sans être pour autant hors limites.
Les PFAS sont là, à 40 % de la limite au maximum
Les substances perfluoroalkylées, ces composés industriels qui ne se dégradent pas, sont recherchées dans l'eau potable depuis que la réglementation européenne l'impose. Sur le réseau lyonnais, 14 analyses ont été faites en douze mois. La somme des 20 PFAS suivis va de 0,006 à 0,040 microgramme par litre, pour une limite fixée à 0,1. La valeur la plus haute atteint donc 40 % du seuil, ce qui est mesurable et surveillé, mais conforme.
La somme des 4 PFAS les plus toxicologiquement documentés, celle que retiennent plusieurs pays plus stricts que la France, plafonne à 0,017 microgramme par litre. Ces valeurs sont à suivre dans le temps plus qu'à lire une fois, parce que la vallée de la chimie, au sud de Lyon, est un point de vigilance connu et que les seuils réglementaires évoluent régulièrement à la baisse.
Le goût de chlore monte les jours de forte désinfection
Le chlore libre médian mesuré à Lyon est de 0,08 milligramme par litre, une valeur basse. Certains prélèvements montent jusqu'à 0,79, généralement dans les secteurs proches des points d'injection ou en période de renforcement de la désinfection. C'est à ces moments que le goût se remarque.
La méthode qui fonctionne ne coûte rien. Remplissez une carafe, laissez-la une heure au réfrigérateur sans couvercle, le chlore résiduel s'évapore et le goût disparaît. Une carafe filtrante fait la même chose en plus cher, avec des cartouches à changer et un risque de développement bactérien si on oublie de les remplacer.
Pourquoi 14 prélèvements sont dits non conformes
C'est la nuance qui fait paniquer pour rien quand on lit un bulletin d'analyse sans mode d'emploi. La réglementation distingue deux familles de seuils. Les limites de qualité portent sur les paramètres qui présentent un risque sanitaire direct, comme les bactéries, les nitrates, le plomb ou les pesticides. Les références de qualité concernent le confort et le bon fonctionnement du réseau, comme la turbidité, la couleur ou l'équilibre calcocarbonique.
Sur les 863 prélèvements lyonnais des douze derniers mois, aucun n'a dépassé une limite de qualité. Quatorze se sont écartés d'une référence de qualité, ce qui donne la mention « conforme aux limites de qualité et non conforme aux références de qualité » sur le bulletin affiché en mairie. Trois de ces écarts viennent de la turbidité, à 5,6 NFU à Villeurbanne le 5 mai 2026, 4,5 le 29 décembre 2025 et 2,4 à Tassin-la-Demi-Lune le 10 novembre 2025, pour une référence fixée à 2. Une eau trouble ponctuellement, généralement après une manœuvre sur le réseau, n'est pas une eau dangereuse.
Le plomb ne vient pas du réseau, il vient de l'immeuble
Les onze mesures de plomb réalisées sur la période ressortent toutes à zéro, pour une limite de 10 microgrammes par litre. Le réseau public de la Métropole a remplacé ses branchements en plomb. Le risque résiduel se situe dans les colonnes montantes et les canalisations privatives des immeubles construits avant 1995, année d'interdiction du plomb dans les installations neuves.
Si vous habitez un immeuble ancien du Vieux Lyon ou du quartier de la Croix-Rousse et que la question vous préoccupe, deux réflexes suffisent. Laissez couler l'eau une trentaine de secondes le matin avant de la boire, le temps d'évacuer celle qui a stagné dans les tuyaux. Et n'utilisez jamais l'eau chaude du robinet pour cuisiner, parce qu'elle dissout davantage les métaux.
Le réseau Centre alimente 31 autres communes
Le réseau Centre alimente Lyon et 31 communes, dont Villeurbanne, Vénissieux, Bron, Caluire-et-Cuire, Écully et Saint-Genis-Laval. Les résultats de cette page valent donc pour elles aussi, aux variations de dureté près indiquées dans le sélecteur. Les communes de la Métropole qui dépendent d'un autre réseau ont leurs propres analyses, consultables sur le même portail public.
L'eau distribuée reste l'une des rares dépenses du quotidien dont le prix est fixé par délibération et non par le marché, et son coût figure sur la facture du service public de l'eau de la Métropole de Lyon. Pour le reste de la vie pratique locale, la page mairie de Lyon recense les démarches et les guichets, et le climat lyonnais explique pourquoi les épisodes de sécheresse pèsent désormais sur la ressource.
Questions fréquentes
Peut-on boire l'eau du robinet à Lyon ?
Oui. Sur les 863 prélèvements réalisés par l'ARS sur le réseau lyonnais entre septembre 2025 et août 2026, 849 sont conformes sur l'ensemble des paramètres mesurés, soit 98,4 %. Les 14 autres restent conformes aux limites de qualité, celles qui touchent à la santé, et ne s'écartent que des références de qualité, qui relèvent du confort.
L'eau de Lyon est-elle calcaire ?
Modérément. Le titre hydrotimétrique médian mesuré à Lyon est de 19,2 degrés français, ce qui classe l'eau comme moyennement dure. C'est assez pour entartrer une bouilloire et une résistance de lave-linge, pas assez pour justifier un adoucisseur. Régler son lave-vaisselle sur une dureté de 20 degrés suffit.
Y a-t-il des PFAS dans l'eau du robinet à Lyon ?
Oui, en quantité mesurable et sous la limite réglementaire. Sur 14 analyses des douze derniers mois, la somme des 20 substances perfluoroalkylées va de 0,006 à 0,040 microgramme par litre, pour une limite fixée à 0,1. La valeur la plus haute atteint donc 40 % de la limite. La somme des 4 PFAS les plus surveillés plafonne à 0,017.
Combien de nitrates dans l'eau de Lyon ?
5,4 milligrammes par litre en médiane sur 456 mesures, avec un maximum à 26,5. La limite réglementaire est de 50 milligrammes par litre. L'eau lyonnaise reste donc très loin du seuil, y compris pour un nourrisson ou une femme enceinte, qui sont les publics visés par cette limite.
Pourquoi l'eau de Lyon a-t-elle parfois un goût de chlore ?
Le chlore libre mesuré à Lyon est faible, 0,08 milligramme par litre en médiane, mais il monte jusqu'à 0,79 sur certains prélèvements, généralement près des points d'injection du réseau. Une carafe laissée une heure au réfrigérateur, sans couvercle, fait disparaître ce goût, parce que le chlore résiduel s'évapore.
Faut-il s'inquiéter du plomb dans l'eau à Lyon ?
Pas au niveau du réseau public. Les 11 mesures de plomb des douze derniers mois ressortent toutes à zéro, pour une limite de 10 microgrammes par litre. Le risque, quand il existe, vient des canalisations intérieures de l'immeuble, dans les bâtiments antérieurs à 1995. Laisser couler l'eau quelques secondes le matin suffit dans ce cas.