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Lyon 1er & 4e | La colline qui travaille | Site UNESCO

La Croix-Rousse

La colline des canuts et de la soie, entre esprit village sur le plateau et âme bohème dans les pentes.

Informations vérifiées le

Face à Fourvière, la Croix-Rousse est l'autre colline de Lyon, celle que l'on surnomme « la colline qui travaille ». C'est ici que battait le cœur de la soie lyonnaise, tissée par les canuts sur leurs métiers Jacquard. Le quartier a gardé cette âme laborieuse et frondeuse : ateliers aux hauts plafonds, traboules dévalant vers la Presqu'île, marché quotidien, et la plus grande fresque en trompe-l'œil d'Europe, le mur des Canuts. Un des quartiers les plus attachants de la ville.

1801 le métier Jacquard révolutionne le tissage
1831 première grande révolte des canuts
2 visages : le plateau village, les pentes bohèmes

Les canuts et la soie

Au XIXe siècle, Lyon est la capitale mondiale de la soie, et la Croix-Rousse en est l'atelier. Des dizaines de milliers de canuts, les ouvriers tisseurs, y vivent et travaillent. L'invention du métier à tisser Jacquard, au tout début du siècle, permet de tisser des motifs complexes, mais ces machines sont hautes : c'est pour les loger que l'on construit ces immeubles aux plafonds de plus de quatre mètres, si caractéristiques du quartier. Les canuts travaillaient à domicile, dans un vacarme de bois et de fil, pour un salaire de misère.

« Vivre en travaillant ou mourir en combattant »

La condition des canuts déclenche l'une des premières grandes révoltes ouvrières de l'histoire. En 1831, puis à nouveau en 1834, les tisseurs se soulèvent pour un tarif minimum, sous cette devise restée célèbre. Les insurrections sont écrasées dans le sang, mais elles marquent la naissance du mouvement ouvrier français. La Croix-Rousse en a gardé un esprit fier et indépendant, encore palpable aujourd'hui.

Le plateau et les pentes, deux quartiers en un

On dit « la Croix-Rousse » mais il y en a deux, et elles n'ont pas le même caractère.

Le plateauLes pentes
Arrondissement4e1er
AmbianceVillage, familial, commerçantBohème, artistique, escarpé
À voirLe marché du boulevard, le Gros Caillou, le mur des CanutsLes traboules, la cour des Voraces, les ateliers d'artistes
Le lienUn dédale de rues et d'escaliers qui descend vers la Presqu'île

Le plateau, les pentes et les incontournables de la Croix-Rousse. Cliquez sur un point.

Cette division commande aussi les horaires, ce qui surprend beaucoup de visiteurs : le plateau vit le matin, autour de son marché et de ses commerces de bouche, et ferme tôt le soir ; les pentes vivent la nuit, autour de leurs bars, mais n'ouvrent pas à 19h. Monter ici à 22h en espérant dîner est l'erreur classique. Nos pages manger à la Croix-Rousse et sortir à Lyon le soir détaillent cette mécanique.

Le marché du boulevard est en réalité coupé en deux

C'est une subtilité que même beaucoup de Lyonnais ignorent, et elle a des conséquences pratiques. Les données publiques des emplacements de marché décrivent deux emprises administratives distinctes sur le boulevard, de part et d'autre de la limite entre le 1er et le 4e. Côté 4e, la plus vaste avec 13 000 m², le marché se tient le mardi, le vendredi, le samedi et le dimanche. Côté 1er, sur 7 000 m², il se tient le mercredi et le jeudi. S'y ajoute un marché bio distinct, le samedi, sur 800 m². Résultat : il y a un marché presque tous les jours, mais jamais le même. Voir le marché de la Croix-Rousse et les marchés bio de Lyon.

Ce qu'il faut voir

Comment y aller

Le plus simple est le métro ligne C, une ligne à crémaillère spécialement conçue pour la pente, qui monte de l'Hôtel de Ville jusqu'au plateau. Vous pouvez aussi grimper à pied par les pentes depuis la Presqu'île, mais prévenez vos mollets : ça grimpe sérieusement, entre escaliers et ruelles. Le retour, en descente, est nettement plus agréable. Consultez notre page réseau TCL pour les horaires.

Infos pratiques

Le pass qui simplifie la montée

La Lyon City Card inclut tout le réseau TCL, dont la ligne C à crémaillère qui grimpe au plateau et les funiculaires de Fourvière : bien pratique pour un quartier tout en pente. Elle rend aussi gratuits une vingtaine de musées à travers la ville.

Questions fréquentes

Pourquoi la Croix-Rousse est-elle la colline qui travaille ?

Parce qu'elle a été, au XIXe siècle, le cœur de l'industrie de la soie. Des milliers de canuts, les ouvriers tisseurs, y travaillaient sur leurs métiers à tisser Jacquard, dans des ateliers aux hauts plafonds. Par opposition à Fourvière, la colline qui prie, la Croix-Rousse est la colline qui travaille.

Quelle est la différence entre le plateau et les pentes de la Croix-Rousse ?

Le plateau, dans le 4e arrondissement, a des allures de village avec ses commerces, son marché et son boulevard. Les pentes, dans le 1er arrondissement, dévalent vers la Presqu'île par un dédale de rues, d'escaliers et de traboules, dans une ambiance plus bohème et artistique.

Que voir à la Croix-Rousse ?

Le mur des Canuts, la plus grande fresque en trompe-l'œil d'Europe, la cour des Voraces et ses traboules, la maison des Canuts et ses métiers à tisser, le Gros Caillou au sommet, l'amphithéâtre des Trois Gaules et le marché quotidien du boulevard.

Comment monter à la Croix-Rousse ?

En métro, la ligne C relie l'Hôtel de Ville au plateau de la Croix-Rousse : c'est une ligne à crémaillère, conçue pour la forte pente. On peut aussi monter à pied par les pentes, mais la grimpette est sérieuse.