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Les vestiges de l'amphithéâtre des Trois Gaules se regardent gratuitement depuis la rue Lucien Sportisse et depuis le jardin des Plantes, au bas des pentes de la Croix-Rousse, dans le 1er arrondissement. L'enceinte est fermée par une grille et n'ouvre que pour les visites des archéologues de la Ville, sur inscription au 04 72 00 12 12, mais la vue depuis la rue suffit à comprendre le lieu. C'est ici que se donnaient les jeux de l'assemblée des soixante cités gauloises, et ici qu'en 177 Blandine et ses compagnons ont été livrés aux bêtes. Les théâtres romains, eux, sont sur l'autre colline, à Fourvière.
Les vestiges se voient depuis la rue Lucien Sportisse
La rue Lucien Sportisse longe l'amphithéâtre. Depuis la grille, on domine l'arène en terre ocre, les murs de soutènement des gradins et les passages voûtés, dégagés par les fouilles menées de 1956 à 1978. Le jardin des Plantes, qui entoure les vestiges, donne une seconde vue, plus haute. Rien à payer, rien à réserver, et un quart d'heure suffit. Les vestiges ne représentent qu'une moitié du monument antique ; une partie du reste a été retrouvée en 1965 sous la chaussée même de la rue Lucien Sportisse, puis recouverte.
Pour marcher dans l'arène, il faut passer par la Direction de l'archéologie de la Ville de Lyon, installée tout près, 10 rue Neyret. Elle propose tout au long de l'année des visites de l'amphithéâtre pour les groupes et les familles, sur inscription au 04 72 00 12 12, et ouvre aussi le site lors des Journées européennes de l'archéologie, en juin, et des Journées du patrimoine, en septembre.
Le jardin des Plantes est en chantier jusqu'en 2028
La Ville replante le jardin par tranches. Avant les plantations, ses archéologues ont sondé le sol à quelques mètres des vestiges, à partir du 19 janvier 2026, et ont fouillé pour la première fois les abords de l'amphithéâtre. Ils y ont trouvé une tombe de chien, des traces d'arcades bordant une esplanade et une forte concentration d'os d'animaux sauvages, dont treize os d'ours datés de 150 à 200, des sangliers, des cervidés, des lièvres et peut-être une panthère, les restes probables des chasses données dans l'arène. La rue Lucien Sportisse reste le meilleur point de vue pendant les travaux.
L'amphithéâtre, le jardin des Plantes, les arrêts de bus les plus proches et les deux stations de métro. Cliquez sur un point.
Les bus C13 et C18 à 150 mètres, le métro à sept minutes
Le plus court est le bus. Les lignes C13 (Grange Blanche-Montessuy) et C18 (Cordeliers-Croix-Rousse Nord) s'arrêtent à Mairie du 1er, au bas du jardin, à 150 mètres à pied de l'arène. Le bus 141 (l'ancienne navette S6, renumérotée le 31 août 2026), qui grimpe de l'Hôtel de Ville à la Croix-Rousse par les pentes, passe au même arrêt puis à Jardin des Plantes et à Tables Claudiennes.
En métro, la station la plus proche est Croix-Paquet, sur la ligne C, à un peu plus de 500 mètres par la rue Burdeau, soit sept minutes de marche. Depuis Hôtel de Ville (lignes A et C), comptez 650 à 700 mètres et une montée par les Terreaux. La station Vélo'v Carmélites est à une centaine de mètres, au pied du jardin. En voiture, le parking LPA des Terreaux (entrée rue d'Algérie, ouvert 24 h/24) est à huit minutes à pied environ. Depuis la rue, on longe les vestiges de plain-pied. Le jardin, lui, est en pente.
Enchaînez avec le jardin des Plantes, puis la montée de la Grande-Côte jusqu'au plateau de la Croix-Rousse, ou redescendez vers les Terreaux. Les objets sortis des fouilles des pentes, dont la Table claudienne, sont au musée Lugdunum, à Fourvière.
Le sanctuaire fédéral des soixante cités
L'amphithéâtre est offert en l'an 19, sous Tibère, par Caius Julius Rufus, un notable de Saintes, prêtre de Rome et d'Auguste, et par son fils, dont la dédicace a été retrouvée dans les fouilles. Il complète le sanctuaire fédéral des Trois Gaules, fondé en 12 avant notre ère par Drusus au lieu-dit Condate, au confluent du Rhône et de la Saône. Chaque 1er août, les délégués des soixante cités de Lyonnaise, d'Aquitaine et de Belgique y renouvelaient leur fidélité à Rome et à l'empereur autour d'un autel monumental, puis assistaient aux jeux. Cette assemblée a fait de Lugdunum la capitale des Gaules. L'autel n'a jamais été retrouvé. Le discours de l'empereur Claude gravé sur bronze en 48, la Table claudienne, a été déterré sur ces pentes en 1528, et une rue voisine, la rue des Tables-Claudiennes, porte son nom.
De 1 800 à 20 000 spectateurs
À l'origine l'édifice est modeste, une arène de 67 mètres sur 42 et probablement quatre rangs de gradins, pour 1 800 spectateurs environ, assez pour les délégations des soixante cités. Plus tard, on l'entoure de deux galeries. Il mesure alors 143 mètres sur 117 et peut accueillir quelque 20 000 personnes, toute la population de Lugdunum et des environs. La date de cet agrandissement reste discutée. On l'a longtemps attribué au règne d'Hadrien, d'après une inscription trouvée en 1957, mais sa lecture est aujourd'hui jugée fragile.
L'été 177 et le martyre de Blandine
En 177, sous Marc Aurèle, la petite communauté chrétienne de Lyon est arrêtée. Une lettre des survivants aux Églises d'Asie, conservée par Eusèbe de Césarée, raconte la suite. L'évêque Pothin, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans, meurt en prison deux jours après sa comparution. Les citoyens romains sont décapités. Six autres sont livrés aux bêtes dans cette arène, deux en juin et quatre en août, au moment de la grande fête où l'on venait « de toutes les nations » : Maturus, Sanctus, Attale, le médecin Alexandre, le jeune Ponticus, et l'esclave Blandine, attachée à un poteau puis enfermée dans un filet et livrée à un taureau. La liste transmise des martyrs compte 48 noms pour 47 personnes. Blandine est devenue sainte Blandine, l'une des patronnes de Lyon.
Le 4 octobre 1986, Jean-Paul II a ouvert sa visite à Lyon par une rencontre œcuménique dans l'amphithéâtre.
Questions fréquentes
Peut-on entrer dans l'amphithéâtre des Trois Gaules ?
Pas en temps normal. L'enceinte est fermée par une grille et les vestiges se regardent depuis la rue Lucien Sportisse et depuis le jardin des Plantes, gratuitement. La Direction de l'archéologie de la Ville de Lyon ouvre l'arène pour des visites guidées, sur inscription au 04 72 00 12 12, et lors des Journées de l'archéologie en juin et du patrimoine en septembre.
Où se trouve l'amphithéâtre des Trois Gaules ?
Rue Lucien Sportisse, dans le 1er arrondissement de Lyon, au bas des pentes de la Croix-Rousse, dans le jardin des Plantes. Les bus C13, C18 et 141 s'arrêtent à 150 mètres, arrêt Mairie du 1er. Le métro Croix-Paquet (ligne C) est à un peu plus de 500 mètres. Les théâtres romains sont sur l'autre colline, à Fourvière.
Que s'est-il passé à l'amphithéâtre des Trois Gaules en 177 ?
En 177, sous Marc Aurèle, les chrétiens de Lyon sont arrêtés. Six d'entre eux meurent dans cette arène, Maturus, Sanctus, Attale, Alexandre, le jeune Ponticus et l'esclave Blandine. La liste transmise des martyrs compte 48 noms pour 47 personnes, la plupart mortes en prison, comme l'évêque Pothin, ou décapitées parce que citoyens romains.
Pourquoi cet amphithéâtre s'appelle-t-il des Trois Gaules ?
Parce qu'il faisait partie du sanctuaire fédéral des Trois Gaules, fondé en 12 avant notre ère, où les délégués des soixante cités de Lyonnaise, d'Aquitaine et de Belgique se réunissaient chaque 1er août autour d'un autel dédié à Rome et à Auguste. Cette assemblée a fait de Lugdunum la capitale des Gaules.
Sources
- Visites, adresse et téléphone de la Direction de l'archéologie : lyon.fr/lieu/services-ville-de-lyon/direction-de-larcheologie
- Arrêts et lignes de bus, données TCL valables à partir du 27 septembre 2026 ; renumérotation : tcl.fr/lignes/bus-s6
- Fouilles de janvier 2026 et chantier du jardin jusqu'en 2028 : lyon.fr/actualite/patrimoine/jardin-des-plantes-nouveaux-vestiges-antiques-decouverts ; os d'ours et de panthère : france3-regions.franceinfo.fr
- Dates, dimensions, fouilles et agrandissement : fr.wikipedia.org/wiki/Amphithéâtre_des_Trois_Gaules
- Martyrs de 177, d'après Eusèbe de Césarée et la liste reconstituée par Dom Quentin : fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_Lyon
- Rencontre œcuménique du 4 octobre 1986 : vatican.va, voyage apostolique en France, 4-7 octobre 1986
- Parking des Terreaux : parking.lpa.fr/parkings/terreaux