Informations vérifiées le
Au sud du Vieux Lyon, là où le quartier Saint-Georges se serre au pied de la colline de Fourvière, une élégante passerelle suspendue enjambe la Saône. Ouverte en 1853, elle relie les rives à pied et offre, en son milieu, l'un des plus beaux points de vue de la ville : d'un côté l'église Saint-Georges et Fourvière, de l'autre la Presqu'île. Un passage discret, romantique, que les touristes pressés ratent souvent, et que les Lyonnais adorent.
Une passerelle deux fois née
La passerelle est mise en service le 21 octobre 1853, comme pont piéton suspendu par des haubans ancrés dans deux piles. Elle a connu un destin tragique : le 1er septembre 1944, à la Libération, les troupes allemandes en retraite font sauter la plupart des ponts de Lyon, dont celle-ci. Elle est reconstruite à l'identique dès la fin de l'année. En 2003, l'ouvrage a été officiellement rebaptisé passerelle Paul-Couturier, du nom d'un prêtre lyonnais artisan du dialogue entre les religions, mais tout le monde continue de dire « passerelle Saint-Georges ».
L'église Saint-Georges, sa voisine
Sur la rive du Vieux Lyon, la passerelle débouche au pied de l'église Saint-Georges, un édifice néogothique du XIXe siècle dessiné par Pierre Bossan, l'architecte de la basilique de Fourvière. Sa flèche élancée se reflète dans la Saône et fait partie intégrante de la carte postale que l'on admire depuis le milieu du pont.
La passerelle sur la Saône, entre le quartier Saint-Georges et la Presqu'île. Cliquez sur un point.
Le quartier Saint-Georges, le Vieux Lyon oublié
Sur la rive qu'elle dessert, la passerelle ouvre sur Saint-Georges, la partie sud et la plus méconnue du Vieux Lyon. Là où les quartiers Saint-Jean et Saint-Paul, plus au nord, drainent les foules, Saint-Georges reste calme, presque villageois, avec ses antiquaires, ses cours Renaissance discrètes et ses ruelles qui grimpent vers la colline. C'est le coin des Lyonnais qui veulent le charme du vieux quartier sans la cohue touristique, et l'un des plus agréables pour flâner sans plan.
L'église Saint-Georges, au débouché de la passerelle, mérite le coup d'œil. Ce sanctuaire néogothique, œuvre de Pierre Bossan au milieu du XIXe siècle, annonce le style flamboyant qu'il déploiera plus tard à la basilique de Fourvière. Sa haute flèche, posée juste au bord de l'eau, est devenue l'un des repères de la rive droite de la Saône, et le prolongement naturel d'une traversée du pont.
Pour les curieux d'ingénierie, la passerelle est un pont suspendu dont la travée centrale mesure 87 mètres, portée par des haubans ancrés dans deux piles, pour une longueur totale de 107 mètres. Une prouesse pour le milieu du XIXe siècle, reconstruite à l'identique après sa destruction de 1944, ce qui explique la légère souplesse du tablier que l'on sent en la traversant. Avant elle, on ne franchissait la Saône qu'aux ponts, plus espacés : la multiplication des passerelles piétonnes a rapproché les deux rives et facilité la vie des habitants, à commencer par les canuts qui traversaient chargés de leurs pièces de soie.
Le meilleur cliché de Lyon
Postez-vous au milieu de la passerelle, tôt le matin ou en fin de journée : d'un côté la flèche de Saint-Georges et la colline de Fourvière, de l'autre les quais de la Presqu'île, le tout se reflétant dans la Saône. C'est l'un des points de vue les plus photographiés du Vieux Lyon, et pourtant l'un des moins fréquentés aux heures creuses. Pensez-y pour une photo au calme.
Infos pratiques
- Accessibilité : passerelle piétonne, de plain-pied à ses deux extrémités, agréable à traverser en poussette. Le tablier peut être un peu souple, c'est normal pour un pont suspendu.
- Y aller : métro D, station Vieux Lyon, puis quelques minutes vers le sud le long de la Saône ; stations Vélo'v sur les quais.
- Le bon moment : en fin de journée, quand la lumière dore Fourvière et l'église Saint-Georges, ou le soir pour les reflets illuminés.
- À combiner : une balade sur les quais de Saône et la découverte du quartier Saint-Georges, la partie la plus paisible du Vieux Lyon.
Questions fréquentes
De quand date la passerelle Saint-Georges ?
La passerelle a été ouverte au public le 21 octobre 1853. C'est un pont piéton suspendu sur la Saône. Détruite lors de la Libération en 1944, elle a été reconstruite à l'identique la même année.
Pourquoi la passerelle Saint-Georges s'appelle-t-elle aussi Paul-Couturier ?
En 2003, l'ouvrage a été officiellement rebaptisé passerelle Paul-Couturier, en hommage à un prêtre lyonnais engagé dans le dialogue entre les confessions. Mais les Lyonnais continuent très majoritairement de l'appeler passerelle Saint-Georges, du nom du quartier qu'elle dessert.
Que relie la passerelle Saint-Georges ?
Elle relie le quartier Saint-Georges, dans le sud du Vieux Lyon au pied de Fourvière, au quartier d'Ainay sur la Presqu'île. C'est un passage piéton pittoresque, avec une belle vue sur la Saône, l'église Saint-Georges et la colline de Fourvière.