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La greffe de cheveux à Lyon, et le délai légal de 15 jours

Info Lyon est un site indépendant. Nous ne sommes pas médecins et cette page n'est pas un avis médical. Elle explique les règles qui encadrent la greffe capillaire en France, à partir des textes eux-mêmes : les articles L. 6322-1, L. 6322-2 et D. 6322-30 du code de la santé publique, consultés à leur source le 3 août 2026. Nous ne recommandons aucun praticien, nous n'en citons aucun, et personne ne paie pour figurer sur ce site.

La greffe capillaire relève de la chirurgie esthétique, et la loi française y attache trois protections que la publicité mentionne rarement : un délai de réflexion de quinze jours auquel nul ne peut déroger, l'interdiction de vous réclamer le moindre euro pendant ce délai, et un devis qui doit reproduire le texte de loi lui-même. Ce dernier point vous permet de vérifier la conformité en quelques secondes.

15 jours de réflexion, sans dérogation possible même si vous la demandez
0 euro exigible pendant ce délai, hors consultations préalables
0 % pris en charge par l'assurance maladie, la loi l'exclut

Quinze jours, et l'insistance n'y change rien

L'article D. 6322-30 du code de la santé publique est bref et catégorique : « un délai minimum de quinze jours doit être respecté après la remise du devis », et « il ne peut être en aucun cas dérogé à ce délai, même sur la demande de la personne concernée ».

Cette dernière précision mérite qu'on s'y arrête. Elle signifie que vous ne pouvez pas renoncer à votre propre délai. Un praticien qui vous propose d'avancer l'intervention parce que vous êtes pressé, parce qu'une date se libère ou parce qu'un tarif promotionnel expire ne vous fait pas une faveur : il sort du cadre. C'est le signal d'alerte le plus simple à repérer, et le plus fiable.

Pendant ces quinze jours, l'article L. 6322-2 interdit qu'il soit « exigé ou obtenu de la personne concernée une contrepartie quelconque ni aucun engagement », à la seule exception des honoraires des consultations préalables. Un acompte demandé à la signature, une réservation à verser pour bloquer une date, un bon de commande à parapher : rien de tout cela n'est conforme.

Votre devis est-il conforme

La règle la plus commode est celle qui clôt l'article D. 6322-30 : « Les dispositions du présent article sont reproduites sur chaque devis ». Autrement dit, le texte de la loi doit figurer sur le papier que l'on vous remet. S'il n'y est pas, le devis n'est pas conforme, et vous le voyez sans être juriste.

Répondez pour le devis que l'on vous a remis. Ce test reprend les exigences des articles L. 6322-2 et D. 6322-30 du code de la santé publique. Il ne remplace pas un avis juridique et ne conserve rien : tout se calcule dans votre navigateur.

Ce test porte sur la forme du devis et le respect du délai, pas sur la qualité des soins ni sur la compétence du praticien, que nous ne sommes pas en mesure d'évaluer.

Celui qui vous reçoit n'est pas toujours celui qui vous opère

C'est l'une des dispositions les moins connues, et l'une des plus utiles. Le même article D. 6322-30 impose que « le chirurgien, qui a rencontré la personne concernée, pratique lui-même l'intervention chirurgicale, ou l'informe au cours de cette rencontre qu'il n'effectuera pas lui-même tout ou partie de cette intervention », et que « cette information est mentionnée sur le devis ».

La loi n'interdit donc pas qu'un autre praticien intervienne. Elle interdit qu'on vous le cache, et elle exige que ce soit écrit. Sur une greffe capillaire, où une partie du geste est fréquemment déléguée à une équipe, la question mérite d'être posée franchement, et la réponse doit se retrouver sur le devis.

L'endroit compte autant que la personne

L'article L. 6322-1 pose une règle qui ne porte pas sur le praticien mais sur le lieu : une intervention de chirurgie esthétique ne peut être pratiquée que dans des installations autorisées, et cette autorisation est délivrée par le directeur général de l'agence régionale de santé, pour une durée limitée et renouvelable, sous réserve d'une visite de conformité.

Le même article prévoit que l'autorisation devient caduque si l'installation ne fonctionne pas dans les trois ans, ou si elle cesse de fonctionner plus de six mois. Il permet aussi son retrait lorsque l'établissement se livre à des communications commerciales déloyales portant atteinte à la santé publique, ou de nature à inciter des mineurs à recourir à ces services. Enfin, il énonce noir sur blanc que cette activité n'entre pas dans le champ des prestations couvertes par l'assurance maladie.

Vérifier l'autorisation avant de vous engager

Puisque l'autorisation est délivrée établissement par établissement, et non praticien par praticien, la question à poser est simple : « Quel est votre numéro d'autorisation ARS pour l'activité de chirurgie esthétique ? » Un établissement en règle le connaît par cœur et vous le donne sans hésiter. Les arrêtés d'autorisation de l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes sont publiés dans le recueil des actes administratifs de la préfecture du Rhône, consultable en ligne sur rhone.gouv.fr : c'est là que la décision existe noir sur blanc, indépendamment de ce qu'affiche le site de l'établissement.

Nous n'avons pas trouvé, au 6 août 2026, de liste publique unique, centralisée et à jour des installations autorisées pour Lyon : ni l'annuaire du répertoire national des professionnels de santé, ni le registre des entreprises ne descendent à ce niveau de détail, et le site de l'ARS bloque la consultation automatisée de sa page dédiée. Plutôt que de reconstituer un chiffre approximatif à partir de sources commerciales qui se recopient, nous préférons vous indiquer où vérifier vous-même, cas par cas.

Ce que nous ne publions pas sur cette page, et pourquoi

Nous ne donnons aucun nombre de praticiens pratiquant la greffe capillaire à Lyon. Nous avons cherché : le répertoire national des professionnels de santé recense des spécialités, pas des actes, et les codes d'activité du registre des entreprises ne descendent pas à ce niveau de détail. Aucun registre public n'isole cette pratique. Un chiffre construit par approximation sur un sujet où l'on engage plusieurs milliers d'euros serait pire que pas de chiffre du tout.

Nous ne publions aucune liste d'établissements ni aucun tarif. Les prix affichés varient selon le nombre de greffons et ne signifient rien hors d'un devis nominatif, lequel doit précisément vous être remis. Quant aux listes de cliniques, elles vieillissent en quelques mois et nous ne pourrions pas les tenir à jour lieu par lieu.

Si vous envisagez de partir à l'étranger

Nous ne portons aucun jugement sur cette pratique, et nous n'avons pas les moyens de comparer la qualité des soins d'un pays à l'autre. Un point relève en revanche du simple constat juridique : toutes les protections décrites sur cette page sont des règles françaises. Le délai de quinze jours, l'interdiction de l'acompte, les mentions obligatoires du devis, l'obligation de vous dire qui opère et l'autorisation de l'installation par l'agence régionale de santé s'appliquent aux interventions pratiquées en France. Une opération réalisée ailleurs relève du droit du pays où elle a lieu.

La question à se poser n'est donc pas seulement celle du prix, mais celle du recours : à qui vous adressez-vous, et devant quelle juridiction, si le résultat n'est pas celui annoncé ou si une complication survient une fois rentré. C'est un élément de coût, même s'il n'apparaît sur aucun devis.

Où se renseigner à Lyon

Pour une première consultation, le dermatologue est l'interlocuteur naturel d'une chute de cheveux, avant même la question chirurgicale : notre relevé du répertoire national des professionnels de santé en dénombre 118 déclarant une activité dans la métropole, répartis sur 63 lieux d'exercice, et le détail figure sur notre page dermatologue à Lyon. Le médecin généraliste reste la porte d'entrée pour écarter d'abord une cause traitable.

Sur un sujet voisin où la règle a changé récemment, voir l'épilation laser à Lyon : le monopole médical y a pris fin en mai 2024, et une formation devient obligatoire le 26 août 2026.

Une règle qui aurait évolué depuis notre relevé, une information inexacte ? Notre page contact est faite pour cela : nous corrigeons vite et nous le signalons dans la page.

Questions fréquentes

Combien de temps dure le délai de réflexion obligatoire ?

Quinze jours au minimum entre la remise du devis et l'intervention, selon l'article D. 6322-30 du code de la santé publique. Le texte précise qu'il ne peut en aucun cas être dérogé à ce délai, même sur la demande de la personne concernée. Un praticien qui vous propose d'opérer plus tôt parce que vous le souhaitez ne vous rend pas service : il enfreint la règle.

Peut-on me demander un acompte avant l'intervention ?

Non, pas pendant le délai de réflexion. L'article L. 6322-2 du code de la santé publique interdit d'exiger ou d'obtenir une contrepartie quelconque et tout engagement pendant cette période. Seuls les honoraires des consultations préalables à l'intervention échappent à cette interdiction. Un acompte réclamé à la signature du devis n'est pas conforme.

Comment savoir si mon devis est conforme ?

Le plus simple est de chercher le texte de la loi sur le devis lui-même : l'article D. 6322-30 prévoit que ses dispositions sont reproduites sur chaque devis. Un devis qui ne les reproduit pas n'est pas conforme. Le devis doit par ailleurs être détaillé, daté et signé, et indiquer si le chirurgien que vous avez rencontré réalisera lui-même l'intervention.

Le chirurgien que je rencontre est-il celui qui m'opérera ?

Pas nécessairement, mais il doit vous le dire. L'article D. 6322-30 impose au chirurgien qui a rencontré la personne soit de pratiquer lui-même l'intervention, soit de l'informer au cours de cette rencontre qu'il n'effectuera pas tout ou partie de l'intervention, et cette information doit être mentionnée sur le devis.

La greffe de cheveux est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?

Non. L'article L. 6322-1 du code de la santé publique indique expressément que l'activité de chirurgie esthétique n'entre pas dans le champ des prestations couvertes par l'assurance maladie. Le devis représente donc un reste à charge intégral, ce qui rend le délai de réflexion d'autant plus utile.

Comment vérifier qu'un établissement est autorisé à Lyon ?

Demandez directement au praticien son numéro d'autorisation ARS pour l'activité de chirurgie esthétique : un établissement en règle le connaît et le communique sans détour. L'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes publie les arrêtés d'autorisation dans le recueil des actes administratifs de la préfecture du Rhône, consultable en ligne. Nous n'avons pas trouvé de liste publique unique, à jour et fiable, des installations autorisées : plutôt qu'un chiffre approximatif, nous vous indiquons où vérifier vous-même.

Ces protections s'appliquent-elles si je me fais opérer à l'étranger ?

Non. Le délai de quinze jours, les mentions obligatoires du devis, la règle sur l'identité du chirurgien et l'autorisation de l'installation par l'agence régionale de santé sont des règles françaises, qui s'appliquent aux interventions pratiquées en France. Une opération réalisée hors de France relève du droit du pays concerné.