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Le 6e déroute les visiteurs : ses grandes avenues sont magnifiques et presque vides de restaurants. La raison est urbanistique, pas économique. Conçu au XIXe siècle comme un arrondissement résidentiel bourgeois, il aligne des immeubles d'habitation là où d'autres quartiers alignent des commerces. Toute l'offre s'est donc réfugiée dans les rues transversales. Cette page vous donne cette géographie, quatre adresses vérifiées auprès des établissements, et l'argument qui fait du 6e l'un des arrondissements les plus sous-estimés de Lyon.
La règle : quitter les avenues
C'est le mode d'emploi de l'arrondissement, et il tient en une phrase : les grands axes du 6e sont résidentiels, les rues transversales sont commerçantes.
| Type de voie | Exemples | Ce qu'on y trouve |
|---|---|---|
| Grands axes résidentiels | Boulevard des Belges, avenue Maréchal Foch, cours Vitton dans sa partie haute | Immeubles d'habitation, professions libérales, peu de restauration |
| Rues commerçantes transversales | Rue de Sèze, rue Cuvier, rue Masséna, rue Bugeaud, rue Vauban | L'essentiel de l'offre : tables de quartier, cuisines du monde, commerces de bouche |
| Cours Franklin Roosevelt et Vitton | Axes commerçants est-ouest | Brasseries, cafés, commerces, passage |
| Abords du parc | Boulevard des Belges, entrées du parc | Quelques adresses, très demandées aux beaux jours |
| Secteur Bellecombe et est du 6e | Vers la Part-Dieu et le 3e | Offre de quartier plus abordable, moins de vitrine |
Le vrai avantage du 6e : pas de clientèle de passage
C'est ce qui le distingue radicalement du Vieux Lyon. Ici, un restaurant vit d'habitués : des habitants qui reviennent, des cadres qui déjeunent chaque semaine. Un établissement qui déçoit ne se rattrape pas sur le flux touristique du lendemain, parce qu'il n'y en a pas. Cette économie produit mécaniquement une régularité supérieure. La contrepartie est double : l'offre est moins dense qu'en Presqu'île, et beaucoup d'adresses ferment le dimanche et en août, quand les habitants partent.
Quatre adresses vérifiées à la source
Adresses relevées sur le site de l'établissement lui-même. Les horaires sont ceux annoncés par les maisons : ils évoluent, vérifiez avant de vous déplacer.
Messob
Éthiopie | cérémonie du café tous les joursOuverte depuis 2005, c'est l'une des très rares tables éthiopiennes de l'agglomération, et une expérience à part entière : les préparations sont posées sur une grande galette d'injera, elle-même disposée sur le messob, le panier tressé qui donne son nom à la maison. On mange avec les doigts, à plusieurs, dans le même plateau. Le repas se conclut par une cérémonie du café avec torréfaction sur place. Déjeuner du mercredi au dimanche, dîner tous les jours. Voir restaurants africains.
Sinabro
Corée | référencé au guide MICHELINPetite salle référencée dans la sélection du guide MICHELIN, qui revendique une cuisine coréenne construite sur l'équilibre nutritionnel et le principe des cinq couleurs et cinq saveurs. Bibimbap et dopbap, plats de riz servis avec plusieurs banchan et une soupe. Du mardi au samedi, midi et soir, fermé dimanche et lundi. Format resserré : réserver reste prudent le soir. Voir restaurants coréens.
Le Comptoir Libanais
Liban | forte offre végétarienneSur la même rue que la précédente mais plusieurs centaines de mètres plus à l'ouest, entre le boulevard des Belges et l'avenue Maréchal Foch. La maison met en avant une large gamme végétarienne et une cuisine annoncée comme faite maison à partir de produits frais, mêlant influences orientales et méditerranéennes. Le mezzé y est le format principal : comptez trois à quatre plats par personne. Voir restaurants libanais.
Taj Mahal
Inde | vente à emporter le dimanche soirAdresse de quartier avec une amplitude horaire large : service en salle du lundi au samedi de 11h30 à 14h30 puis de 18h à 23h, et une vente à emporter qui se poursuit le dimanche soir. Ce dernier point mérite d'être retenu dans une ville où le dimanche est difficile. Commande en ligne avec suivi, ce qui reste rare pour une adresse de cette taille. Voir restaurants indiens.
Les quatre adresses vérifiées et les repères du 6e arrondissement. Cliquez sur un point.
Le parc de la Tête d'Or, et l'erreur classique
Le parc est l'atout majeur de l'arrondissement, et la source de la déception la plus fréquente : on n'y mange presque pas. C'est un très vaste espace vert, avec quelques points de restauration légère, mais l'offre véritable se trouve sur son pourtour, du côté du boulevard des Belges et des rues du 6e.
La bonne méthode pour un déjeuner au parc consiste donc à s'approvisionner en amont : commerces de bouche de l'arrondissement, ou halles Paul Bocuse qui se trouvent à quelques minutes, cours Lafayette, juste de l'autre côté de la limite avec le 3e. Notre page les boulangeries de Lyon et celle des fromageries vous donneront les repères pour composer un pique-nique.
Le niveau de prix, et ce qu'il recouvre
Le 6e se situe dans une position intermédiaire : plus cher que le 7e et le 8e, moins cher que le Vieux Lyon touristique.
La différence tient au type de clientèle. Ici, les formules du midi sont conçues pour des gens qui déjeunent régulièrement, pas pour des visiteurs de passage : elles sont donc souvent mieux calibrées et plus honnêtes qu'en centre historique. Le soir, l'offre se fait plus rare, et le dimanche encore davantage. Notre page restaurants ouverts le dimanche détaille ce point.
Questions fréquentes
Pourquoi trouve-t-on peu de restaurants sur les grandes avenues du 6e ?
Parce que le 6e a été conçu comme un arrondissement résidentiel bourgeois du XIXe siècle, avec de larges avenues bordées d'immeubles d'habitation plutôt que de commerces. L'offre se concentre donc dans les rues transversales, rue de Sèze, rue Cuvier, rue Masséna, rue Bugeaud, et non sur les grands axes comme le boulevard des Belges ou l'avenue Maréchal Foch.
Quel est l'intérêt du 6e pour manger à Lyon ?
C'est l'arrondissement où l'on mange le mieux sans touristes. La clientèle est essentiellement résidentielle et professionnelle : les établissements y vivent d'habitués et non de passage, ce qui change tout dans le rapport qualité-prix et dans la régularité. En contrepartie, l'offre est moins dense qu'en Presqu'île et beaucoup ferment le dimanche et en août.
Peut-on manger près du parc de la Tête d'Or ?
Autour, oui, à l'intérieur, très peu. Le parc est immense et compte quelques points de restauration légère, mais l'offre véritable se trouve sur son pourtour, du côté du boulevard des Belges et des rues du 6e. Pour un pique-nique, mieux vaut s'approvisionner en amont dans les commerces de l'arrondissement ou aux halles Paul Bocuse, à quelques minutes.
Le 6e est-il cher pour se restaurer ?
Il est plus cher que le 7e ou le 8e, moins que le Vieux Lyon touristique. La différence tient au type de clientèle : ici, ce sont des habitants et des cadres qui déjeunent régulièrement, pas des visiteurs de passage. Les formules du midi y sont souvent mieux calibrées qu'en centre historique, et les tables de quartier proposent un rapport qualité-prix honnête.
Quelles cuisines trouve-t-on dans le 6e arrondissement ?
Un éventail plus large qu'on ne l'imagine pour un arrondissement réputé classique : cuisine française de quartier, mais aussi libanaise, coréenne, indienne et éthiopienne, chacune installée dans une rue transversale. C'est l'un des arrondissements les moins prévisibles de Lyon en matière de cuisines du monde, précisément parce que rien ne s'y voit depuis les grandes avenues.