Adresses et horaires vérifiés le
Les bars à vin de Lyon sont des caves à manger, des salles de vingt à trente places où l'on boit au verre, de 5 à 8 €, ce que le caviste vend à côté, avec une planche ou une cuisine courte. Les meilleures se tiennent au bas des pentes de la Croix-Rousse, sur le plateau et à la Guillotière. Voici sept adresses avec leurs horaires, puis l'accord qui marche avec chaque plat lyonnais, parce que la cuisine d'ici, grasse, appelle de l'acidité et non le gros rouge que l'on commande par réflexe.
Sept caves à manger des pentes à la Guillotière
Micro Sillon
Place Fernand Rey | verre 5 à 8 € | fermé mardi et mercrediLa cave de Mathieu Rostaing, l'ancien chef du Café Sillon, tenue par la sommelière Joanna Figuet, pierres brutes et carrelage blanc sur la petite place Fernand Rey. Une carte courte de vins vivants au verre, de 5 à 8 €, avec des assiettes à partager de 6 à 25 €, de la charcuterie et des fromages du Beaujolais. Terrasse, accessible en fauteuil.
Bel Ami
Place Sathonay | bistrot à vins | du mardi au samediLa devanture vert bouteille de la place Sathonay, au pied des pentes, avec sa terrasse d'été sur la place. Deux passionnés de vin, une centaine de références prises directement chez les vignerons, et une cuisine de comptoir courte, soupe de cresson, tartare de légumes, agneau braisé 24 heures. On y demande conseil sur le vin et on mange ce qui va avec.
Büfé
Plateau de la Croix-Rousse | vins nature | droit de bouchon 8 €Un mur de bouteilles nature où l'on pioche, à boire sur place pour 8 € de droit de bouchon ou au verre de 7 à 8 €, à deux pas du métro Croix-Rousse. Un trousseau du Jura à 37 €, un sauvignon du Gard à 30 €, et des assiettes à partager. Le plus récent des sept.
O Vins d'Anges
Place Bertone | près d'un millier de références | du jeudi au samediLa cave de Sébastien Milleret sur le plateau, ouverte en 2011 avec deux étagères, aujourd'hui près d'un millier de références françaises et italiennes, « que du raisin ». Trois soirs par semaine, on boit au verre de 5 à 7 €, un gamay drômois ou un blanc bourguignon, avec du porc séché, des artichauts toscans et des anchois de Ligurie, sur de grandes tables de bois entre les cartons. La cave la plus pointue de la ville, et la moins chère.
Jaja Bistro
Ainay | chefs en résidence | fermé dimanche et lundiLe bistrot des caves Jaja, tables de marbre et vins nature, avec une cuisine confiée à des chefs en résidence qui changent au fil des saisons. Un assemblage languedocien à 6,50 € le verre, une bulle de Loire à 7,50 €, un grenache du Roussillon à 36 € la bouteille. L'adresse du sud de la Presqu'île, à cinq minutes de Perrache.
La Virée
Guillotière | bistrot et vins | fermé dimanche et lundiUn bistrot de la Guillotière avec une carte de vins courte et bien choisie, gamay du Beaujolais, riesling alsacien à 6 € le verre, chardonnay d'Arbois à 37 € la bouteille, et une cuisine du marché servie depuis la cuisine ouverte, chou-fleur rôti, pâtes fraîches à l'agneau, pintade. On y va pour dîner autant que pour boire.
Stella
Presqu'île | vins et cocktails | tous les joursLe seul des sept ouvert le dimanche et le lundi, dans une rue calme entre Bellecour et les Cordeliers, avec des vins au verre et des cocktails. Petite salle où l'on s'entend parler, labellisée Clef Verte, animaux acceptés.
Les sept caves. En rouge, les deux du bas des pentes, à deux minutes l'une de l'autre. Cliquez sur un point.
Sur le plateau et les pentes de la Croix-Rousse, plusieurs cavistes font aussi boire sur place au prix de la boutique plus un droit de bouchon, la formule la moins chère de la ville pour une bonne bouteille. Dans un bouchon, on ne choisit pas, on commande un pot, la bouteille de 46 cl au fond épais remplie du vin de la maison, et un pot suffit à deux pour le repas. Pour voir le vignoble lui-même, le Beaujolais est à une heure.
Le vin qui va avec chaque plat lyonnais
Cliquez sur ce que vous avez dans l'assiette.
Qu'est-ce que vous mangez ce soir ?
Des repères de sommellerie, l'acidité coupe le gras, le sucre appelle le sucre, le tanin se heurte au poisson. Votre goût prime, et le caviste en face de vous conseille mieux qu'une page.
Le gras de la cuisine lyonnaise appelle l'acidité
Devant un plat de bouchon, le réflexe est de commander un rouge puissant, un plat fort pour un vin fort. Le gras du cochon et des abats enrobe le palais, et il faut quelque chose qui vienne le trancher, de la fraîcheur et de l'acidité. C'est la logique du beaujolais servi à 13 °C, et la raison pour laquelle les Lyonnais boivent beaucoup de blanc sur des plats de viande.
Les dix crus du Beaujolais du plus léger au plus charpenté
Sur une carte lyonnaise, on ne lit pas « beaujolais » mais le nom d'un cru. Tous sont des rouges de gamay, produits à moins d'une heure de la ville.
| Cru | Style | Quand le commander |
|---|---|---|
| Chiroubles | Le plus léger et le plus floral | À l'apéritif, sur la charcuterie, en été |
| Régnié | Léger, fruité, le plus récent des dix | Sur des entrées, un mâchon, une planche |
| Saint-Amour | Souple et fruité | Un choix facile qui ne heurte personne à table |
| Fleurie | Élégant, floral, très identifiable | Sur une volaille, un plat en sauce légère |
| Brouilly | Le plus vaste des crus, fruité et rond | La valeur sûre sur un repas de bouchon complet |
| Côte-de-Brouilly | Plus concentré que son voisin, sur les pentes | Sur des plats plus riches, du cochon |
| Juliénas | Charpenté, épicé | Sur des abats, un sabodet, un plat mijoté |
| Chénas | Le plus rare, boisé et floral | Quand vous voulez sortir des sentiers battus |
| Morgon | Structuré, capable de vieillir plusieurs années | Sur une viande rouge, ou à garder en cave |
| Moulin-à-Vent | Le plus puissant et le plus apte à la garde | Le seul qui tienne face à une pièce de bœuf |
Le beaujolais nouveau n'est pas le Beaujolais
Beaucoup de gens qui n'aiment pas le beaujolais n'ont goûté que le beaujolais nouveau, un vin de primeur vinifié en quelques semaines, qui sort le troisième jeudi de novembre depuis 1985, à boire dans les mois qui suivent. Les dix crus sont d'autres vins, et le moulin-à-vent ou le morgon se gardent plusieurs années.
Commander au verre et demander le vigneron
Dans un bar à vin, on va au verre, et deux verres différents valent mieux qu'une bouteille pour comparer. Si la carte ne donne que l'appellation, demandez le nom du vigneron, une cave sérieuse le donne tout de suite. Devant un vin nature, dont le profil déroute parfois, demandez à goûter avant, cela se fait. Et si le rouge arrive frais, c'est l'usage lyonnais, le gamay se sert à 13 °C. Pour la vue d'ensemble de la nuit lyonnaise, voyez les bars de Lyon et les bars à cocktails. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
Questions fréquentes
Où trouver des bars à vin à Lyon ?
Au bas des pentes de la Croix-Rousse, avec Micro Sillon place Fernand Rey et Bel Ami place Sathonay, sur le plateau avec Büfé rue de Cuire et O Vins d'Anges place Bertone, sur la Presqu'île avec Jaja Bistro rue Laurencin et Stella rue Stella, et à la Guillotière avec La Virée rue Jean Larrivé. Les salles font vingt à trente places, réservez le week-end.
Combien coûte un verre de vin dans un bar à vin à Lyon ?
De 5 à 8 € le verre dans les caves à manger des pentes et de la Presqu'île, la bouteille à emporter au prix caviste plus un droit de bouchon de 8 € pour la boire sur place chez Büfé. Dans un bouchon, le pot de 46 cl de vin de la maison suffit à deux pour un repas.
Quel vin boire avec un plat lyonnais ?
Un vin qui coupe le gras. La cuisine lyonnaise est faite de cochon, d'abats, de beurre et de crème, elle appelle de l'acidité et de la fraîcheur plutôt qu'un rouge tannique. Un cru léger du Beaujolais servi à 13 °C, ou un blanc vif du Mâconnais, de Savoie ou du Bugey, font mieux qu'un grand rouge de garde sur presque tous les plats de bouchon.
Quels sont les dix crus du Beaujolais ?
Brouilly, Chénas, Chiroubles, Côte-de-Brouilly, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié et Saint-Amour, tous en gamay. Moulin-à-Vent et Morgon sont les plus structurés et vieillissent plusieurs années, Chiroubles et Régnié les plus légers. Ils n'ont rien à voir avec le beaujolais nouveau du troisième jeudi de novembre.
Pourquoi sert-on le beaujolais frais à Lyon ?
Parce que le gamay se boit autour de 13 °C. Servi à la température d'une pièce, il perd son fruit et l'alcool ressort. Face à la cuisine de bouchon, c'est la fraîcheur du vin qui rend le gras supportable. Si on vous l'apporte frais, ne demandez pas qu'on le réchauffe.
Sources
- Micro Sillon, adresse et horaires : microsillon-cave.fr ; prix au verre et assiettes : lefooding.com/restaurants/restaurant-micro-sillon-lyon
- Bel Ami, adresse, horaires et cuisine, fiche de l'office de tourisme : visiterlyon.com/sortir/nocturne/bars-et-pubs/bel-ami
- Büfé, Jaja Bistro, La Virée, O Vins d'Anges, adresses, horaires et prix : lefooding.com/restaurants (fiches bufe, jaja-bistro, la-viree, restaurant-o-vin-d-anges-lyon)
- Stella, fiche de l'office de tourisme : visiterlyon.com/sortir/nocturne/bars-et-pubs/stella-bar-a-vins-cocktails